Comment connaitre sa période d’ovulation quand on a des cycles irréguliers ?

Comment connaitre sa période d’ovulation quand on a des cycles irréguliers ?

Vous avez des cycles naturels, sans hormones, mais qui n’en font qu’à leur tête ? Les cycles menstruels irréguliers sont plus communs qu’on ne le pense, et ils ne signifient pas forcément que quelque chose ne tourne pas rond ou que vous ne pouvez pas tomber enceinte. Que ce soit pour un projet bébé ou pour sécuriser votre contraception, on vous explique dans cet article comment reconnaître une ovulation simplement, même avec des cycles irréguliers, sans calcul scientifique poussé ni test de fertilité miracle de grand-mère.

1. Les signes physiques d’une ovulation réussie

Plusieurs symptômes et ressentis peuvent vous aider à savoir qu’une ovulation a eu lieu :

La montée de température

C’est l’un des indices les plus importants en symptothermie pour confirmer une ovulation. L’effet des hormones sur le corps après la période d’ovulation entraîne une augmentation de la température de 0,2 à 0,5 °C. En cas de fécondation, la température continue à augmenter, sinon elle reste simplement haute jusqu’à l’arrivée des règles. Ce pic de température ou « plateau haut », combiné à d’autres critères, permet de déterminer que l’on entre dans la phase infertile du cycle menstruel.

Pour en savoir plus :
Pourquoi la température augmente après l’ovulation ?

La position du col de l’utérus

Le col de l’utérus est essentiel puisque c’est lui qui assure le passage des spermatozoïdes jusqu’à l’ovule en phase fertile ! Son apparence, mais aussi sa texture et son ouverture, varient au cours du cycle.
- En période infertile, le col de l’utérus est bas, dur, fermé et généralement sec.
- Les jours les plus fertiles, et lors de l’ovulation, le col est plus haut, ouvert et humide.

L’autopalpation du col de l’utérus est donc un super outil pour suivre son cycle et reconnaitre une ovulation en cours quand on a des cycles irréguliers. Cette technique est plutôt conseillée aux femmes qui sont à l’aise avec leur corps ou qui pratiquent déjà la symptothermie. Mais si vous souhaitez aller plus loin, voici un article explicatif accompagné d’un tuto pour se lancer dans l’observation du col de l’utérus.

Le retour des règles

L’arrivée des menstruations (et du syndrome prémenstruel) signifie qu’une ovulation est passée, c’est peut-être même l’indice le plus fiable… En effet, au moment de l’ovulation, l’utérus se prépare à accueillir une grossesse et l’endomètre s’épaissit. En l’absence de fécondation, le vagin évacue ce surplus de muqueuse sous la forme de saignements. Donc si vous avez vos règles, cela signifie que vous avez ovulé, même si elles sont irrégulières.

Il y a tout de même 2 exceptions :

- Les cycles sous pilule : les saignements sous pilule sont de « fausses règles », appelés saignements de privation, dus à une baisse du taux d’hormones au moment de la semaine d’arrêt ou de la prise des comprimés placebo.

- Les cycles anovulatoires : ils peuvent survenir à l’approche de la ménopause ou en cas de troubles hormonaux. Si vous avez un doute, n’hésitez pas à demander l’avis d’un professionnel de santé, qui pourra vous prescrire les examens gynécologiques appropriés. Des saignements intermenstruels semblables à des règles peuvent alors être observés.

2. Savoir si on ovule avec la glaire cervicale

Si c’est la première fois que vous entendez parler de glaire cervicale, ne partez pas tout de suite : son nom n’est pas très attirant, mais c’est un indice ultime d’ovulation ! On vous explique comment ça marche :

- En période infertile, le col de l’utérus est fermé, bouché par une glaire épaisse ou « grumeleuse ».
- Quelques jours avant l’ovulation, la glaire cervicale devient plus claire et liquide, assez pour s’écouler jusqu’au vagin : vous pouvez alors observer des pertes vaginales blanches et fluides, semblables à du blanc d’œuf cru.

La glaire cervicale en période d’ovulation a un aspect très reconnaissable, ce qui en fait un indicateur de fertilité très fiable quand on a des cycles irréguliers.

texture glaire cervicale pertes blanches vaginales

À lire aussi :
5 astuces pour bien observer sa glaire cervicale

3. Observer son cycle pour tomber enceinte avec des règles peu fréquentes

Un projet de grossesse n’est pas incompatible avec des cycles irréguliers, si vous n’avez pas de maladie hormonale ou de trouble de la fertilité qui peuvent perturber une nidation. En cas de difficulté à tomber enceinte ou d’aménorrhée (absence totale de règles), nous vous invitons donc d’abord à écarter ces causes auprès d’un gynécologue spécialisé.

Mais les cycles irréguliers ne sont pas tous dus à un dérèglement hormonal et ils ne signifient pas que vous n’ovulez pas. Ils peuvent avoir des causes variées comme le stress, le mode de vie, le manque de sommeil ou l’arrêt de la pilule. Suivre votre cycle peut donc vous aider à déterminer un ou plusieurs perturbateurs, à savoir si vous ovulez ou non et à connaitre la durée de vos cycles.

Moonly est une application qui vous aide à suivre vos cycles grâce à la symptothermie, une méthode de contraception et de conception 100 % naturelle et adaptée aux cycles irréguliers. Vous pouvez aussi réaliser votre suivi à l’aide d’un calendrier (vision du cycle moins précise), sur lequel vous notez tous vos symptômes au cours de plusieurs cycles.

4. Peut-on calculer la date d’ovulation sur un cycle irrégulier ?

Non, il est impossible de prédire à l’avance quand aura lieu l’ovulation, même quand on a des cycles réguliers ! On vous déconseille donc la méthode « ovulation au 14ème jour », qui se base plutôt sur une moyenne de la durée des cycles et ne convient pas à tout le monde.

10 idées reçues sur les règles et le cycle menstruel

Il faut savoir que la phase post-ovulatoire (ou infertile) dure entre 11 et 16 jours. Sur les cycles très longs, c’est l’ovulation qui est retardée, mais cette phase conserve cette durée moyenne. Vous pouvez donc soustraire 11 et 16 à la durée totale de vos cycles pour obtenir une période d’ovulation estimée. Mais cette technique ne vous aidera qu’à savoir si un rapport fécondant a pu avoir lieu au bon moment, et a posteriori.

Il existe aussi le test d’ovulation : il se présente sous la forme d’un test urinaire et permet de détecter le pic de LH, l’hormone lutéinisante, qui se produit juste avant l’ovulation. Ses inconvénients sont qu’il peut vite coûter cher quand on souhaite connaitre sa période fertile tous les mois et qu'il ne permet pas de s'assurer que l'ovulation a bien eu lieu.

Le moyen le plus fiable pour détecter son ovulation sur des cycles irréguliers reste donc l’auto-observation, notamment grâce à la température et à la glaire cervicale. La connaissance de son cycle et des symptômes physiques est aussi l’occasion d’être à l’écoute de son corps et de déceler les petites contrariétés ou les évènements qui viennent parfois chambouler le cycle.